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[ZOOM]: DIBI DOBO

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[ZOOM]: DIBI DOBO

ZOOM – DIBI DOBO

DIBI DOBO : L’IMPACT D’UN ARTISTE SUR LE RAP GAME BENINOIS !
Il rappait en fongbé. De façon apparente, il ne venait rien inventer, car le rap en fongbé, LOGOZO nous en servait, H2O, SAKPATA BOYS, tout ce beau monde nous ont fait découvrir le rap en langue locale fongbé chacun, à sa manière, selon l’étendue de son talent et de sa sensibilité musicale.
Mais au fond, DIBI DOBO ramenait un nouveau souffle au rap en fongbé, il ramenait cette fraicheur, cette chose qui entraîne celui qui l’écoute à en vouloir toujours un peu plus. Retour sur le parcours impactant d’un des artistes des plus emblématiques du rap game béninois et du rap en fongbé !
Sa musique ne saurait être cataloguée dans un genre spécifique. Quand on écoute la discographie de l’artiste, on ne peut plus juste dire que DIBI DOBO est un rappeur béninois, parce que sa musique tantôt Rap, tantôt Rnb, tantôt pop, tantôt world music, nous confond.
Lui seul réussira enfin à donner une véritable définition à la musique qu’il fait : DIBI DOBO qualifiera sa musique de : DIBITIK !
Le public béninois ne découvrira vraiment DIBI DOBO qu’au début de sa carrière solo en 2008- 2009. Il venait d’arrêter l’aventure avec son ancien groupe de rap DEATH LYRICS avec qui il avait débuté l’aventure musicale dans les années 2000. 2009 sera alors l’année où le jeune Francisco décidait de se consacrer entièrement à la musique.
Il avait déjà cette flamme particulière, cette démarcation que KAYSEE MONTEJANO en grand visionnaire, voyait déjà en lui. DIBI DOBO va collaborer avec KAYSEE MONTEJANO et KAYZA sur le fameux morceau « Cotonou ». Il va poser un refrain inédit sur la collaboration « PIGO » avec DUCE, qui va lui aussi, tomber littéralement sous le charme de ce jeune rappeur qui ramène quelque chose de frais et tout ceci en fongbé.
Courant 2010, sous l’aile de 4 WITCH, DIBI DOBO assène une grosse claque au game avec son titre « EZO » ! C’était le feu comme le dit si bien le titre ! Ce nouveau souffle et cette technique dans une langue qui ne dispose pas de dictionnaire, c’était vraiment inédit. En plus, le morceau faisait grave kicker. DIBI DOBO enchantait tout le game ! Et comme le talent ne respectait que le talent, il fit un bout de chemin avec son ancien ami BLAAZ, avec qui il a quand même écrit de belles pages de la musique urbaine de ce pays, même si aujourd’hui, les relations ne sont plus au beau fixe.
On se souvient du mythique refrain que DIBI DOBO posait sur le morceau 2400. Toutes ces performances ont facilité plusieurs collaborations au Hakpo léger, au plan national. Il était donc devenu l’un des rappeurs qu’il fallait vraiment avoir sur son projet.
Gros boom en 2010 avec le morceau WINI WINI qui va ouvrir les portes de DIBI DOBO chez NOUVELLE DONNE ! Un morceau qui a été un hit sur le plan national et en Afrique notamment en côte d’ivoire ! L’album SOYIMAVO l’un des meilleurs albums de la musique urbaine béninoise était incontestablement l’album qui faisait enchaîner des hits à DIBI DOBO : de « Mahu » à Tchitchavi » en passant par « Que ferais-tu ? ». Ce dernier morceau lui donne une bonne base chez le public moins jeune, qui se retrouvait dans la narration que faisait DIBI DOBO dans ce morceau.
Premier et seul béninois de la musique urbaine à avoir collaboré avec le regretté DJ ARAFAT, DIBI DOBO étendra ses collaborations à des artistes comme SINGUILA, KENZAH FARAH, KIFF NO BEAT, JJK, LYNSHA, KAMNOUZ, MAY D… En 2010, il fut nominé aux KORA AWARDS. C’était donc indubitable que DIBI DOBO ait fait franchir certains caps au rap béninois et surtout au fongbé urbain.
Seul artiste béninois de la musique urbaine à fouler les scènes de l’OLYMPIA et de BERCY, seul artiste béninois à avoir une collaboration avec deux grands noms de la musique béninoise, en sachant que ceux-ci ne sont pas vraiment fans de feats, DIBI DOBO, par son travail a su convaincre SAGBOHAN DANIALOU et ANGELIQUE KIDJO, de collaborer avec lui. A travers donc DIBI DOBO ces deux icônes pouvaient toucher du doigt le talent et le travail des jeunes artistes de la musique urbaine.
En 2011, il devient le premier artiste béninois de la musique urbaine, à composer un morceau officiel de campagne pour le candidat ADRIEN HOUNGBEDJI du PARTI UNION FAIT LA NATION. DIBI DOBO était donc vu comme la porte qu’il fallait prendre pour toucher la masse : jeunes, moins jeunes, lettrés, analphabètes.
Ceci était considéré quelque peu comme une victoire pour la musique urbaine et pour la jeunesse qui était jusque-là écartée du cercle politique ! En 2013, le morceau « WA MI NI GBADOU » écrit et interprété par DIBI DOBO pour la campagne YELLOW SUMMER de cette même année, bat des records sur la plateforme MTN ZIK ! Environs Un million d’abonnés, selon les chiffres d’MTN, avaient choisi ce morceau comme ce que devait écouter leurs interlocuteurs avant qu’ils ne décrochent !
Il est également l’un des rares artistes béninois à pouvoir prétendre avoir rempli le stade Mathieu KEREKOU.
Une chose est sûre DIBI DOBO est cet artiste qui a poussé le fongbé le plus loin possible et la musique urbaine béninoise aussi par ricochet. L’impact même réside dans cette voie que l’artiste à ouverte pour la musique urbaine béninoise et pour la musique en fongbé : une voie aux monde, une voie à des milieux insoupçonnés.
L’impact réside dans ce travail cette pérennisation et cette amélioration de ce qui se faisait, pour faire connaître la musique béninoise ! L’impact réside dans le fait qu’aucun artiste de la musique urbaine béninoise chantant en fongbé, n’ait pu encore porter la musique béninoise aussi loin que DIBI DOBO. Il a été un très grand ambassadeur de la culture béninoise d’abord via sa langue et ensuite par ses inspirations musicales. Il est en quelque sorte l’un des artistes ayant pavé le terrain pour les jeunes artistes rappeurs en fongbé de ces cinq dernières années.
Au-delà de ses prouesses artistiques, le HAKPO LEGER fait parler aussi son cœur à travers sa fondation qui a contribuée à offrir des opérations chirurgicales à des centaines de béninois. Un artiste c’est aussi ça : impacter la société. S’il n’existait pas, il fallait quand même l’inventer ! DIBI DOBO, L’IMPACT SOYIMAVO !


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