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BIOGRAPHIE DU ROI ALLEKPEHANHOU

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BIOGRAPHIE DU ROI ALLEKPEHANHOU

Le roi Allekpehanhou || ValleeBuzz

Loukou Michel, le roi du Zinli rénové.

Né en 1957 d’un père griot et chanteur du roi Aho, Loukou Michel, le roi du Zinli rénové,
a commencé les classes en 1965 grâce à l’initiative des missionnaires. De tous les enfants de son père, il est seul à être mis à l’école.

Son père n’avait pas l’ambition de mettre ses enfants à l’école. La preuve est qu’aucun de ses grands frères ni de ses grandes sœurs n’avaient mis pied à l’école.

Pour avoir eu tout simplement le Certificat d’Etude Primaire Elémentaire (CEPE), ses oncles sont devenus de grands cadres comme c’est le cas à l’époque. Ils ont été donc embauchés dans des sociétés et ont commencé par gagner leur vie mieux que ceux qui n’ont pas fréquenté et qui sont restés à la campagne.
La preuve, la société Mini prix, est créée par son oncle Agossa Christophe.
Convaincu de ce que sont devenus ses oncles maternels, son père a pris la décision de l’inscrire à l’école.

Ayant une facilité à assimiler les cours, il a rapidement pris goût aux études.
Du CI au CE1 à Lèlè, il commence en 1968 le CE2 à l’école catholique paroisse Bon Pasteur d’Adandokpodji et décroche son CEPE à la Mission catholique de Houndjroto à Saint Pierre et Paul.

Boursier, il commence la 6ème entre 1973-1974, donc le collège.
Après l’obtention de son BEPC, il commence en 1980 le métier d’instituteur, donc commence par tenir la craie.
Il n’a pas abandonné les cours par paresse ou par mauvaise volonté mais par les difficultés surtout financières, car juste après son CEPE, son père décéda. En 1973, benjamin de la famille, il était seul face à la situation, aux difficultés.

Le secours scolaire s’élevait à 15000FCFA, et couvrait à peine les contributions scolaires. N’ayant personne pour lui acheter les livres d’anglais ni de mathématique, il s’abonnait, se débrouillait et finir toujours premier de sa classe de la 6ème jusqu’en 3ème.
Abonnez à un organisme en Europe il étudiait par correspondance et abandonne le processus à cause des frais exorbitants.

ValleeBuzz.com || Allekpehanhou

Né d’un père chanteur, son enfance est baignée dans la chanson.
A partir de 1980, l’aventure du rythme Zinli commença avec de grandes inspirations.
En 1982, à l’Ecole Normale d’Instituteur de l’Atlantique (ENIA) dans le cadre des activités coopératives, il demanda aux autorités de l’établissement qu’il pouvait faire un rythme. Après le soutien financier des autorités, il est parti payer les instruments de Zinli et deviendra à cet effet le chanteur de Zinli de cette école située à Gbégamey.
Après une très bonne prestation, il recevra le soutien et l’encouragement de ses camarades, c’est-à-dire les élèves instituteurs comme lui et de toutes les autorités de l’école.

Pendant les deux ans de jeune instituteur révolutionnaire à Gbèzounmè, un coin au-delà de Ouidah, il fonda son groupe. Ayant pour ambition de conjuguer les deux, c’est-à-dire être artiste et continuer à enseigner, son ambition s’est heurtée aux conséquences de la révolution de l’époque. Une période d’intenses crises où les fonctionnaires manquaient de salaire avec une année blanche.

Sa vie d’artiste lui rapportait déjà et avec la jalousie des autres frères, il a été envoyé (une affectation) à un lieu où il ne pouvait plus exercer cette activité culturelle. Il profita du programme de départ volontaire qui était en cours pour éviter de perdre des deux côtés. S’il quitte Cotonou, il perdra son groupe, ce que l’artiste a refusé en rejetant l’affectation. C’est à cet instant précis que l’homme a fait le bon choix, a pris la bonne décision. Son premier album était sorti en 1986 avec six chansons.

Dans une interview accordée au Journal l’Evénement Précis, le baobab Alèkpéhanhou affirme : ‘’Si j’avais abordé une autre corporation autre que celle d’instituteur, si j’étais devenu docteur en quelque chose, me verriez-vous exécuter le rythme par rapport auquel vous me connaissez ? Qu’est ce que j’aurais pu gagner dans l’enseignement si je continuais, et que je n’ai pas réalisé aujourd’hui, à cette étape de ma vie? »

Retenez que le hasard n’existe et n’existera jamais. À chaque problème, il existe toujours une solution, une porte de sortie, une opportunité.

L’artiste, le baobab, l’éminent chanteur Alèkpéhanhou fait la fierté du pays, il a vendu le rythme Zinli même hors des frontières nationales et dans beaucoup de continents.
S’il n’y avait pas la crise de 1980 sous le régime marxisme-leninisme en particulier l’affectation, nous n’aurons probablement pas l’homme que nous avons aujourd’hui : le roi Alèkpéhanhou.

Chaque crise porte en elle des opportunités, des armes de réussites pour les êtres humains mais le problème c’est que les gens n’arrivent pas à faire le bon choix, à prendre le chemin de leur passion, leur talent, à écouter leur voix intérieure, ils restent dans leur zone de confort, ils préfèrent la sécurité, le bonheur présent.

Le roi du Zinli mérite d’être un professeur titulaire dans nos universités, plusieurs thèses de doctorat devraient se porter sur ses chansons. C’est un grand homme, quelqu’un qui joue très bien son rôle d’éveilleur de conscience, un éclaireur.
L’homme a chanté en proposant des solutions aux problèmes politiques, économiques, culturels, historiques, sociaux, familiaux, environnementaux, etc.
Nos enfants doivent en savoir davantage sur l’homme en particulier sur les chansons de l’homme.

L’homme est l’actuel CA de l’arrondissement de Sehoun dans la commune d’Abomey
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Filed Under: Biographie / 3 mois ago


Djidjoho Douhayi Felix
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